La perception
Nous ne captons jamais tout. Nous sélectionnons, souvent sans le savoir, ce qui confirme ce que nous attendions déjà.
La philosophie DRH
Entre ce qui arrive et ce que nous en faisons, il y a un espace. C'est là que tout se joue.
01 — Ce qui se passe
Nous croyons souvent que nous voyons la réalité.
En vérité, nous voyons ce que notre histoire, notre corps, notre humeur et nos habitudes nous permettent de voir à cet instant.
Ce n'est pas un défaut. C'est ainsi que nous fonctionnons. Mais le savoir change déjà quelque chose.
Nous ne captons jamais tout. Nous sélectionnons, souvent sans le savoir, ce qui confirme ce que nous attendions déjà.
Une même situation ne se lit pas de la même manière selon que l'on est reposé, inquiet ou en colère. L'émotion colore la lecture avant que la pensée n'arrive.
Ce que nous avons vécu installe des repères. Ces repères aident, jusqu'au jour où ils font ressembler une situation nouvelle à une situation ancienne.
Notre esprit va vite. Il complète, suppose, tranche. Ce raccourci est utile la plupart du temps — et trompeur exactement quand la situation compte.
Une mâchoire serrée, un souffle court, une fatigue installée : le corps a souvent déjà réagi quand nous croyons encore réfléchir.
Les autres nous renvoient une image. Parfois juste, parfois déformée, souvent révélatrice de ce que nous ne voyons pas encore de nous-mêmes.
Créer contourne le discours. Ce qui apparaît dans un geste, une matière ou une couleur dit parfois ce que les mots protégeaient encore.
02 — Le trajet
Chaque étape est une occasion. Il est rarement possible d'agir sur le premier maillon. Il l'est presque toujours sur le dernier.
Regarder autrement ne change pas toujours ce qui arrive. Mais cela peut changer ce que nous en faisons.
Et maintenant ?